La conférence · IA et pédagogie

Déléguer à l’IA

L’IA transforme des tâches de nos journées.

Du côté des équipes

Préparer un support, expliquer une notion, proposer un exercice, rédiger un retour.

Du côté des étudiants

Obtenir une synthèse, un plan, une proposition ou une réponse déjà rédigée.

01 · Comprendre

Le déchargement cognitif ne date pas d’aujourd’hui

Noter une date, utiliser une calculatrice ou se repérer avec une carte : nous confions depuis longtemps une partie de nos tâches à des supports extérieurs. L’IA s’inscrit dans cette histoire.

Bande dessinée : Theuth et Thamous discutent de l’écriture, de la mémoire et de l’apparence du savoir, d’après le Phèdre de Platon.
Une mise en scène du récit de Theuth et Thamous, dans le Phèdre de Platon : retrouver une information ne signifie pas nécessairement la connaître.
Nous nous déchargeons avant l’IA : mémoriser avec un rappel, calculer avec une calculatrice, se repérer avec une carte ou un GPS.
Du déchargement à l’étayage cognitif : que faisons-nous de l’espace disponible pour apprendre, comprendre et construire pas à pas ?

02 · Choisir

Quelles tâches déléguer à l’IA ?

Préparer, expliquer, proposer, rédiger : ces tâches ne mobilisent pas toutes les mêmes compétences. La question est aussi celle de ce que nous voulons continuer à exercer nous-mêmes et faire apprendre aux étudiants.

Quelles tâches déléguer à l’IA ? Cinq familles : mettre en forme, reformuler et adapter, trier et organiser, extraire et synthétiser, décliner à partir d’un modèle. Le point commun : des tâches récurrentes, avec un cadre explicite et un résultat que l’on peut vérifier.
Cinq familles de tâches que l’on peut confier à l’IA. Leur point commun : des tâches récurrentes, avec un cadre explicite et un résultat que l’on peut vérifier.

03 · Protéger

Quelles données donner à l’IA ?

Déléguer une tâche suppose aussi de choisir les informations que l’on transmet. Des données utiles, sans exposer les personnes ni les contenus confidentiels.

Quelles données donner à l’IA ? Privilégier les ressources publiques, exemples fictifs, statistiques anonymisées et contenus autorisés ; ne pas transmettre de données identifiantes d’étudiants, d’informations sensibles ou de documents confidentiels.

04 · Questionner

Jusqu’où déléguer à une IA ?

Que faisons-nous de l’espace disponible : obtenir une réponse, ou apprendre à comprendre et à construire ?

Jusqu’où déléguer à l’IA ? Quatre niveaux : 1 Surface, 2 Structure, 3 Idées, 4 Raisonnement, avec pour chacun ce que l’IA prend en charge, des exemples, ce qui reste à l’humain et le niveau de vigilance, de faible à modérée jusqu’à très élevée.
Quatre niveaux de délégation, du plus superficiel au plus engageant. La vigilance humaine augmente à mesure que l’IA prend en charge la structure, les idées, puis le raisonnement. Source : Chen, 28 août 2026, Frontiers in Psychology, étude quasi expérimentale.
Jusqu’où déléguer à l’IA ? Le modèle des niveaux appliqué aux cinq familles de tâches : mettre en forme, reformuler et adapter, trier et organiser, extraire et synthétiser, décliner à partir d’un modèle, avec ce que l’on peut déléguer et ce qu’il faut conserver.
Le même modèle appliqué aux cinq familles de tâches : ce que l’on peut confier à l’IA et ce qu’il faut conserver : l’intention, les critères de tri, la vérification des sources et l’adéquation au public.

05 · Garder la maîtrise

Ce qui n’est pas OK… et ce qui est DAC !

Ce qui n’est pas OK

Repère NOK : un continuum entre délégation d’une production, assistance ponctuelle et coélaboration, de plus à moins de délégation.

Ce qui est OK, c’est DAC !

Déléguer · Apprendre · Concevoir

Ce qui est OK, c’est DAC ! D : Déléguer : choisir les opérations confiées à l’IA et les conditions de cette aide. A : Apprendre : distinguer la réussite assistée de ce que j’apprends, comprends et maîtrise. C : Concevoir : exercer ses compétences essentielles et soutenir son apprentissage continu.